La valse des ombres - Peter De Jonge

Publié le par jackisbackagain

 

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Coucou les p’tits loups,

 

J’ai acheté ce thriller dans une boutique d’occase avec d’autres, bien sûr.

Je me suis exclamé : Voilà un compatriote ! Je ne connais pas ! Donc, J’achète !

M’en fous que ce soit bon, c’est du belge, j’investis ! Même pas lu la quatrième de couverture, il faut encourager les écrivains du terroir !

 

Sauf que Peter De Jonge est aussi belge que je suis sénégalais ; un américain pur jus. Vous vous dites que je me suis avoir, détrompez-vous.

Le gamin a coécrit avec James Patterson trois romans noirs qui ont atteint les sommets des listes de best-sellers US. Déjà là, j’ai tendance à ricaner : tous les James Patterson atteignent les sommets, bons ou mauvais, excellents ou nullissimes.

 

Pour les rares d’entres vous qui ne connaissent pas James, il a écrit, entre mille autres romans, « Le Collectionneur » porté à l’écran avec Morgan Freeman et Ashley Judd. Voilà pour la parenthèse.

 

La valse des Ombres est le premier roman en solo de Peter De Jonge. Je me suis bien marré et je dis cela avec une honnêteté qui me désarme moi-même.

 

Je n’aime pas trop raconter les intrigues des romans mais je dois vous en toucher un mot, à ma façon : Francesca Pena est une superbe jeune fille de 19 ans, du moins jusqu’à ce que son corps lardé de coups de couteaux soit retrouvé dans des toilettes publiques quelque part à New York. Crime passionnel ou mauvaise rencontre ? Mon avis : quand on sort seule d’un bar à trois heures du matin, dans un quartier désolant, glauque et lugubre, pétée qui plus est, on s’expose ! Cela ressemble d’ailleurs davantage à un suicide prémédité, non ?

 

Enfin, faisons avec ce que l’on a. Mais elle avait de grandes qualités, la jeune défunte ; jugez plutôt : elle est parvenue à rentrer à la New York University sur dossier malgré des origines modestes et a obtenu une bourse d’honneur. Elle est belle, je l’ai déjà dit, elle fréquente les jeunes filles de la haute société mais elle n’oublie pas d’où elle vient. Elle se consacre d’ailleurs activement au bénévolat en s’occupant d’enfants défavorisés (de grâce, sortez les mouchoirs et les violons). Qui a pu vouloir supprimer un être aussi délicieux ?

 

L’inspectrice Darlene O’Hara et son partenaire Serge Krekorian sont chargés de l’enquête. Ils doivent faire diligence car ils n’ont que 72 heures pour élucider l’affaire avant que celle-ci ne soit confiée à la Criminelle. C’est trop court, beaucoup trop court…D’autant que l’inspecteur Rob Cooney, un imbécile de cent quatre-vingt-cinq kilos, est convaincu de la culpabilité de David McLain, l’ex-petit ami de la victime.

Notre petite Darlene va passer outre les avertissements de sa hiérarchie pour devenir carrément hors-la-loi. Mais elle peut s’appuyer sur certains collègues qui l’aiment beaucoup (tiens donc) pour obtenir des tuyaux à la sauvette.

A ce stade, je dois vous préciser qu’elle picole pas mal, aime le heavy metal et qu’elle a dû confier son chien Bruno –mère terrier et père inconnu – à la concierge de son immeuble.

 

Les lecteurs masculins aimeraient savoir à quoi elle ressemble, notre inspectrice ? Demandez et vous recevrez. O’Hara, trente-quatre ans, cheveux roux ondulés, peau blanche d’Irlandaise et visage criblé de taches de rousseur été comme hiver, est le genre de fille qui donne envie aux hommes de la manger toute crue. Voilà, c’est fait.

 

Têtue comme une mule, entêtée, O’Hara va réussir la gageure de reconstituer

l’emploi du temps de Francesca Pena. Un vrai travail de fourmi. Reconstituer l’emploi du temps de la morte est une chose, en tirer les bonnes déductions en est une autre. Et O’Hara marque des points. C’est une partie assez réussie de l’ouvrage.

 

La fin approche, les découvertes et rebondissements s’accumulent, c’est bien normal. Et en guise de rebondissements, c’est à une véritable invitation de saut au trampoline que nous convie Peter de Jonge.

 

Et là, vous allez morfler. Vous allez en ramasser des claques, des gifles, des baffes. Plus le temps de souffler. Plausible ? Vous ne vous poserez pas la question, ça va trop vite et trop fort.

 

Le monde est vraiment pourri…

 

Peter De Jonge, je ne le lui reproche pas, n’a pu se démarquer de son maître.

Il nous a concocté un thriller mâtiné de fantaisie et de fantastique. Sans doute n’était-ce pas son objectif mais j’ai bien ri à défaut d’être angoissé. Une lecture facile pour les vacances ? Ne cherchez plus ! Sur la plage, au bord d’une piscine ou perdu dans les alpages, ce page-turner (vilain mot, j’en conviens), est parfait.

 

Dans les remerciements – j’avoue n’avoir pas compris – il remercie sa femme, Daina Zivarts pour l’avoir supporté malgré le stress et la lassitude. Mais elle a dû se marrer, sa femme ou alors elle est vraiment de mauvaise composition !

 

Je termine ici cette chronique un peu déjantée en vous promettant d’acheter (d’occasion) le prochain Peter De Jonge.

 

Très sérieusement, ma prochaine chronique parlera d’un excellent polar, plus qu’un polar d’ailleurs mais vous devrez probablement attendre la mi-juillet, bande de galopins impatients.

 

 

La valse des Ombres 

Peter De Jonge

FIRST Editions

299 pages

 

 

 

 

Publié dans polars américains

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Foumette 12/06/2012 14:51

Il faut dire que ta chronique est délicieuse mon ami des villes!!!Je note donc...en plus si c'est du belge!!!héhé

BOULAY Carine 07/06/2012 17:28

Jean ta chronique est topissime !!!! Quel régal de lire cette chronique déjantée et de se marrer ... j'avais la sensation de t'avoir à mes côtés pour me raconter le livre ... une discussion entre
amis ... très fort !!!!! Je note aussi ... Amitiés !

La Petite Souris 07/06/2012 16:45

et ben, celui là t'aura pas laissé indifférent mon cher Jean !! je retiens que si un jour j'écris un livre, il faudra que je mentionne le fait que j'ai du sang belge dans les veines ( ce qui est le
cas) pour que tu te jettes dessus les yeux fermés et que je vende au moins un exemplaire !!! Bon ceci étant dis, je ne connais pas cet auteur que tu nous présentes! j'avoue qu'effectivement ca
ressemble beaucoup à du James Patterson tout ca. Au point de lire le livre? hum pas sûr , on verra s'il sort en poche! Par contre lire ta chronique fut un grand moment de délectation !! je ne suis
pas insensible à ton humour !!! Amitiés

Vincent Garcia 07/06/2012 15:27

Je me suis bien marré aussi, mais en lisant ta chronique, et non le livre... Peut-être m'y hasarderai-je. Si tu y as survécu, c'est que c'est faisable...